Le Seigneur m’a mis face à une épreuve

Quelques mois après mon réengagement dans ma relation avec le Seigneur, j’ai un songe dans lequel j’ai une violente dispute avec une collègue de classe avec qui je n’avais vraiment pas d’affinités. En me
réveillant ce jour-là, je m’interrogeais sur la raison et la conséquence de ce songe. J’ai donc décidé d’en discuter avec un collègue de classe avec qui j’étais ami. Ce dernier m’a fait comprendre que je devrais
faire attention à la personne concernée par le songe. A cette époque, je priais pour demander au Saint-Esprit de m’aider à être une bonne personne, une meilleure version de moi et une bonne chrétienne. Je priais pour être un exemple de conduite entant que chrétienne pour les autres.

Deux semaines plus tard, lors d’un travail manuel, une dispute éclate entre la fille et moi au sujet d’un râteau. Le travail devrait se faire en groupe, chaque groupe disposait de certains outils d’agriculture et devait s’occuper de la plante bande qui était à leur charge. Mon coéquipier lui avait permis de prendre notre râteau, qu’elle n’a pas voulu me rendre quand j’en avais besoin, prétextant qu’elle en avait encore besoin et que c’était à mon coéquipier de le réclamer et pas à moi. Très vite, le ton est monté, et elle en a profité pour balancer devant toute la classe les rumeurs qui couraient à mon sujet et ce qu’elle pensait de moi.

Après que l’on nous ait calmées, le songe est revenu dans mon esprit. Et je pouvais très clairement entendre le Saint- Esprit me dire : « Je t’avais prévenu ». Vous n’imaginez pas combien j’étais triste. J’avais l’impression d’avoir échoué lamentablement. Je me questionnais sur comment j’ai pu tomber aussi facilement dans le piège. Et j’essayais de me consoler en me disant que j’avais raison et que je devais me défendre, je ne pouvais pas la laisser me marcher sur la tête. Jusqu’à ce que je comprenne qu’être différent des autres, c’est aussi accepter l’humiliation même quand on a raison et que la
maturité ne consiste pas à toujours démontrer qu’on a raison.

Quelques jours après, alors que j’avais déjà confessé ce péché, j’ai décidé de demander pardon à la collègue. Pendant ce temps, elle se vantait auprès des autres collègues de classes, absents le jour de l’incident, de m’avoir dit mes « quatre vérités ». Un jour, après les cours, je suis allée vers elle, je lui ai présenté mes excuses, pour m’être emportée, pour avoir été méchante,etc… Alors que je m’attendais à ce qu’elle en fasse autant ne fusse que par courtoisie, elle m’a juste répondu qu’elle acceptait mes excuses. Je me suis contentée de cela. Et le lendemain, elle a rapporté à toute la classe, que je m’étais excusée auprès d’elle, me faisant passer pour quelqu’un de faible qui ne pouvait pas vivre en conflit avec elle.

Cette expérience m’a permis de comprendre que le sens même de la différence dont nous sommes les preuves se trouve dans le fait que les autres ne font pas la même chose que nous. Si nous agissons
comme ceux qui ne sont pas du royaume, en quoi sommes-nous différents d’eux ? Il nous faut alors penser, voir, dire et faire les choses pas comme le commun des mortels le ferait mais selon le modèle dicté par le Seigneur. Nous ne devons pas nous étonner des situations compliquées et même quelques fois bizarres dans lesquelles le Seigneur nous fait passer. Quand nous demandons la capacité de faire preuve de maitrise de soi et de tempérance, le Seigneur nous mettra face à une situation ou notre réaction instinctive est la colère. Mais c’est à nous de laisser le Saint-Esprit prendre le contrôle de notre être afin de manifester le caractère de Jésus, afin de manifester le fruit de l’Esprit en nous.

Dorcas Awongi KATAMBA

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