De ténèbres à la lumière

Nous entendons parler du nouvel ordre mondial qui devrait s’installer au travers des règles dictées par les puissants de ce monde, ceux qui ont l’argent, le pouvoir, etc…. et si ce concept était un plagiat, une usurpation d’un phénomène prédit dans Romains 8:19 : « Aussi la création attend-elle avec un ardent désir la révélation des fils de Dieu ». L’apôtre Paul établit ici que la délivrance de la création qui a été soumise à la vanité, à la servitude de la corruption se trouve dans une catégorie de personne. Ces personnes sont celles qui ne vivent plus selon la chair mais selon l’Esprit.

Dans Ephésiens 5:3-14, l’apôtre Paul réitère la même pensée mais en évoquant cette fois-là, les concepts ténèbres et lumière. Il explique qu’il y a eu un changement qui s’est opéré lors de notre conversion et dont les retombées sont permanentes jusqu’à notre mort pour les uns ou à la venue de Christ pour les autres. L’apôtre Paul met en contraste le comportement chrétien et la conduite païenne. Il détermine les choses qui doivent distinguer les chrétiens des non
croyants. Il les décrit de façon sévère et en mentionne aussi les conséquences ou les sanctions. Il juge que ces choses ne doivent pas être prises à la légère, car elles sont capitales pour tout chrétien en particulier et pour le corps du Christ en général.

Nous pourrons diviser ce texte en deux grandes parties ; la première que nous avons intitulée « Aucune part avec ceux qui refusent d’obéir à Dieu » allant du 3 ème au 7 ème verset. La seconde partie allant du 8 ème au 14 ème verset, « Autrefois dans les ténèbres, maintenant dans la lumière ».

Dans la première partie, l’Apôtre donne la ligne de conduite pour tout chrétien. Celle-ci consiste à éviter le péché sous toutes ses formes. Il les regroupe en 3 grandes classes :

  • Les immoralités : elles représentent les conduites sexuelles illégitimes ;
  • Les pratiques dégradantes : toutes les impuretés allant même au-delà du sexe
  • La soif de posséder : il s’agit du désir insatiable d’en avoir plus

Ces groupes ont une seule chose en commun, c’est qu’elles manifestent l’égocentrisme. Ce qui est donc en opposition à l’amour sacrificiel dont doit faire preuve chaque chrétien imitant Christ tel que mentionné dans le verset 2 du cinquième chapitre de l’épitre aux Ephésiens. De là nous pouvons d’emblée, déduire que l’amour est le caractère fondamental de tout ceux qui sont dans la lumière. Et que tout ce qui nous pousse à ne pas le manifester est en désaccord avec la nature de Dieu en nous, notre nouvelle identité.

A ces trois groupes, l’Apôtre rajoute une chose à proscrire, le langage grossier ; les paroles déshonnêtes, les propos insensés. Dans ce lot, il inscrit dans ce groupe plusieurs faits que nous connaissons, mais va plus loin en mentionnant également les plaisanteries. Je voudrais que nous nous arrêtions une seconde et que nous nous examinions. Combien de fois n’avons-nous pas été méchants et blessants envers les autres sous prétexte que nous plaisantions ? La Bible nous indique ici, que ces choses doivent être remplacées par la
reconnaissance envers Dieu.

Tout ceci nous parait un peu trop sévère n’est-ce pas ? Et pourtant, il le faut et du reste ça ne l’est pas pour quelqu’un qui a réellement été transporté des ténèbres à la lumière. Il faut que son comportement change. N’est-il pas vrai que lorsque nous sommes en été, notre
habillement est différent de celui de l’hiver ? Ainsi il en est de même lorsque nous donnons notre vie à Christ. Que dis-je, lorsque nous acceptons la vie que Christ nous offre. Car en réalité nous étions morts et lorsque nous croyons en lui comme notre Seigneur et Sauveur il nous donne sa vie. Et nous passons de la mort à la vie, des ténèbres à la lumière. Et donc dans ce changement d’identité, il est logique et impératif que notre comportement change, que nos priorités changent.

Si notre mode de vie n’est pas transformé, nous finirons par être influencés par la société dans laquelle les péchés sont pratiqués. Vous savez qu’une fois le bébé sort du ventre de sa mère, il ne peut plus y retourner même s’il pleure lors de ses premières respirations car l’environnement autour de lui est autre que celui qu’il a toujours connu. Ainsi en est-il pour un chrétien, le changement de vie doit être radical au risque de retomber dans l’ancienne vie. Le problème de notre génération c’est que nous voulons tout mettre sur le compte de « l’équilibre ». Nous appelons équilibre, le fait de se permettre certaines plaisanteries par exemple sous prétexte de le faire dans le but de se détendre quand bien même elles ne plaisent pas à notre Dieu. Ou encore de s’habiller de façon peu décente parce que c’est un uniforme de fête et que tout le monde doit être habillé de la même façon. Nous devons tirer attention à ces « petites » choses qui peuvent en réalité être fatales pour nous. Cela a comme conséquence que nous chrétien, dans nos familles et dans nos églises, nous acceptons le péché par décalage. « Ce qui un jour était impensable, est devenu pensable puis faisable et enfin acceptable. Le péché a pris une apparence respectable si bien que les chrétiens ont fini par l’adopter avec un décalage de 5 à 10 ans.

Dans la deuxième partie, Autrefois dans les ténèbres, maintenant dans la lumière, l’apôtre Paul nous montre le processus de changement d’identité qui s’opère. Rappelons que les ténèbres dans le contexte qui est le nôtre, signifient l’immoralité sous toutes ses formes. La lumière quant à elle représente la sainteté et l’obéissance à Dieu. D’entrée de jeu, il nous fait remarquer que le changement vers la nouvelle identité doit être visible par notre façon de vivre. Nous ne proclamons pas être changés mais plutôt nous manifestons le changement. N’est-ce pas là, la chose la plus difficile. Un auteur a dit : « L’humain ne résiste pas au changement mais plutôt à être changé ». N’est-ce pas un bel exercice que devenir quelqu’un de différent dans un environnement ou rien ni personne n’a changé à part soi-même.

Lors de ma conversion, je pensais que tout le monde autour de moi avait aussi changé de vie comme moi. Qu’il n’y aurait plus d’insulte, ou de chamaillerie, que tout se réglerait dans la paix et dans la joie du Seigneur. Mais je me suis très vite rendue à l’évidence que je m’étais trompée. Le Seigneur m’a mis face à une épreuve où je devais manifester de la tempérance. Mais je n’ai pas fait preuve de cela. Ce jour-là j’ai compris que le Seigneur met au-devant de nous des situations qui doivent nous faire grandir et que nous en avons la responsabilité. Etre dans la lumière et être lumière n’est donc pas un débat qu’il faut alimenter à force des longs discours intellectuels. Mais c’est plutôt et surtout une affaire d’actions concrètes qui
témoignent plus que des mots.

« Etre lumière c’est avoir la puissance divine qui produit des effets concrets : c’est-à-dire tout ce qui est bon, juste et vrai ».

Entant que lumière, l’apôtre mentionne deux actions fondamentales à poser :

  1. La non-participation
    Nous ne devons pas agir comme les non croyants. Nous devons nous abstenir formellement de tout ce qui ne plait pas au Seigneur. Ne pas transiger, négocier, arrondir les angles, faire dans l’à peu près. Quitte à être traité d’extrémiste ou de conservateur, du moment que nous ne participons pas aux choses qui déplaisent à Dieu.
  2. La dénonciation
    L’apôtre Paul nous invite, non pas seulement à ne pas pratiquer les œuvres mortes mais aussi à les dénoncer. L’un ne va pas sans l’autre, ces deux actions sont complémentaires. Il ne s’agit pas de dénoncer les personnes, mais plutôt les pratiques stériles. Cette dénonciation se fait au travers de la conduite des enfants de
    lumière qui révèle les œuvres mauvaises pour ce qu’elles sont. De cette façon, les péchés des non croyants sont exposés par le comportement des chrétiens. Parmi lesquels, certains abandonnent les péchés et se repentent et deviennent à leur tour
    aussi des lumières. Vous l’aurez compris c’est un cycle, une chaine sans fin jusqu’à ce que le Seigneur revienne

De ces deux actions nous pouvons donc comprendre que la lumière produit deux effets : elle démasque les pratiques stériles et elle transforme le pécheur en lumière.

Le Seigneur nous veut dans la sainteté et dans l’obéissance à sa voix. Le changement d’identité qui s’est opéré lors de notre conversion ne devient effectif que lorsque nous arrivons à changer notre mode de vie. Le mot d’ordre à retenir est : « Nous sommes passés des ténèbres à la lumière, vivons en conséquence ». Nous devons imposer cet ordre mondial puisque c’est nous que la création attend avec un ardent désir. Il est temps pour notre génération de ne transiger sur aucun péché. Ne négocier avec aucune immoralité, mais plutôt être strict et ferme envers soi-même. De sorte à ne pas étouffer la lumière que nous sommes et que nous sommes censés apporter au monde.

La question qui s’impose au bout de ce partage est celle de votre identité. Vous l’aurez compris, c’est quitte ou double. Soit vous êtes lumière, soit vous êtes dans les ténèbres. Si le Saint- Esprit vous parle en ce moment sur des choses à réévaluer dans votre marche avec lui, je vous prierai de prendre du temps pour vous examiner et demander l’aide de Dieu dans la prière afin que vous abandonniez complètement les œuvres qui vous éloignent de Lui. Je peux vous rassurer qu’il n’est pas trop tard et vous n’êtes pas trop loin pour accéder à la lumière de Dieu.

Dorcas Awongi KATAMBA

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